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Comté : le prochain cahier des charges, une vision sur dix ans

  • Alain Mathieu, Véronique Rivoire, Claude Vermot-Desroches et Éric Chevalier ont travaillé ensemble pour préparer l'avenir.
  • Alain Mathieu, Véronique Rivoire, Claude Vermot-Desroches et Éric Chevalier ont travaillé ensemble pour préparer l'avenir.
Vendredi dernier, l'assemblée générale du comité interprofessionnel du comté, CIGC, s'est tenue à Poligny, Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils ont parlé, discuté et débattu pour améliorer le prochain cahier des charges du comté.

« Après 18 mois de travail, où nous avons validé les lignes du cahier des charges, il y a encore eu des débats entre la volonté d'aller loin et la peur. Mais il est important de travailler en commun. Nous avons trouvé un consensus », développe celui qui vivait sa dernière assemblée générale comme président du CIGC, Claude Vermot-Desroches. La volonté de ce travail de longue haleine a pour but de protéger la place du comté dans le monde des appellations d'origine protégée. « Le comté doit garder sa volonté d'être devant » et ainsi ne pas rentrer dans le système du marketing.

« Rester sur nos valeurs »

Après les OGM, l'interdiction des robots de traite, le CIGC version 2018 souhaite que les fermes gardent une taille humaine et familiale pour éviter l'installation de capitaux extérieurs et ainsi conserver leur savoir-faire. Le comité veut limiter la taille des fermes à 1,2 million de litres de lait , par an. Le deuxième gros cheval de bataille du CIGC : travailler encore plus sur les mesures environnementales et le bien-être animal.

« Il a toujours été mis en place. Cela m'exaspère un peu quand j'entends que ce n'est pas le cas. Mais nous le mettons dans le cahier des charges pour que cela soit encore plus clair », commente la vice-présidente Véronique Rivoire.

« Nous sommes conscients que nos propositions vont bousculer nos interlocuteurs à Paris et à Bruxelles », conclut Claude Vermot-Desroches, ovationné à la fin de l'assemblée générale.

Son remplaçant sera nommé le 13 juillet prochain. Il reste une bonne année de travail avant de finaliser le cahier des charges et que ce dernier soit étudié par l'institut national de l'origine et de la qualité, INAO.


Une page se tourne pour Claude Vermot-Desroches

Quelles sont les images qui vous resteront de vos 16 ans à la présidence du CIGC ? Quel bilan en tirez-vous ?

Ce que je retiens, ce sont ces renforcements de l'image du produit, du cahier des charges. J'ai la satisfaction d'avoir assisté à la montée en notoriété du comté. Nous sommes souvent pris en exemple. Ce qui m'a marqué, c'est que bien avant que je sois président, il y avait une certaine humiliation des gens autour de nous. Ils nous voyaient comme non moderne. J'ai également un peu souffert de la vision du monde syndical. On nous reprochait d'apporter des contraintes au monde agricole. Heureusement, cela fait une quinzaine d'années que cette image a bougée et que nous gagnons en notoriété.

Quelles sont les missions qui attendent votre successeur ?

Nous avons déjà voté le cahier des charges, c'est déjà une belle tâche. Il faudra continuer à dialoguer avec les entreprises d'affinage. C’est un travail du quotidien. Tous les jours, il faut discuter, se respecter. Pour mon successeur, il lui reste encore beaucoup de travail. Cela serait une erreur de croire que tout est déjà acquis. Ce n'est pas tout à fait comme ça que les choses avancent.

Pourquoi ce départ ?

J'approche des 65 ans. J'estime en avoir déjà fait assez. À la fois, quand cela marche bien, c'est difficile de quitter le bateau, mais facile car j'ai réussi à faire ce que je souhaitais faire. Cela ne servait à rien de rester. Je ne peux rien apporter de plus. Je sais que l'équipe est capable. Je suis confiant pour l'avenir. Fin juillet, je pars au Canada et je compte bien à mon retour prendre un peu de temps pour moi et ma famille. L'engagement fait partie de ma vie depuis vingt ans. J'ai une famille et des petits enfants. Ils m'ont beaucoup aidé. C'est à mon tour de leur rendre la pareille

Qu'est-ce qui vous attend maintenant ?

Je reste très impliqué à l'INAO. Je vais suivre de très près le dossier administratif du cahier des charges. Je suis également président de l'association origine France, qui offre un signe officiel de la qualité des produits français. Je m'investis aussi dans la même association mais Monde, qui est basée à Genève.


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