Hebdo 39 Lons-le-Saunier


La marée jaune est encore montée

  • Une démonstration de force impressionante de près de 300 motards à Lons.
  • Une démonstration de force impressionante de près de 300 motards à Lons.
  • Près de 600 manifestants ont envahi le centre-ville de Champagnole.
Loin de faiblir, le mouvement a trouvé un second souffle. Les manifestations pacifiques se sont multipliées à Champagnole, Lons, Poligny et Arbois autour du 1er décembre.

Une marée jaune à Champagnole

 

Plus de 600 personnes ont défilé pacifiquement à Champagnole le 1er décembre. Le cortège s’est massé sur le parking de la gare, avant de traverser tout le centre-ville aux cris de « Macron démission ». Pour les manifestants, un président sourd, voire « autiste » à leurs revendications qui tournent toujours autour du pouvoir d’achat. « Avec un simple moratoire sur l’augmentation des taxes (sur les carburants N.D.L.R.), on n’en serait pas là ! » a confié un des manifestants.

Désormais le ras le bol s’est répandu comme une trainée de poudre, embrassant d’autres situations « inadmissibles » selon les gilets jaunes. Comme l’abandon de la ruralité, où les services publics ferment les uns après les autres, et où les lieux de pouvoirs s’éloignent de plus en plus des citoyens (recentralisation déshumanisante « oblige »…). Place de la mairie, les nombreux manifestants ont ainsi apporté leur soutien au comité de défense et de soutien des hôpitaux du jura (Codesoho), qui a dénoncé le « démantèlement de l’hôpital de Champagnole ». Un démantèlement semblable à celui de Saint-Claude, et peut-être bientôt celui de Lons (suppression d’un équipage de Smur sur deux). Les gilets jaunes ont prévenus : « Nous resterons là tant que nous ne serons pas entendus », changeant toutefois leur « QG » de place (le rond-point de Pontarlier, à la place de celui de Gratteroche), regain de mobilisation à l’appui. Même regain de mobilisation à Poligny, où les gilets jaunes ont filtré le rond point de la RD 1083 (en face d’Intermarché), tandis que des éclaireurs ont joué au chat et à la souris avec les gendarmes au péage de l’A39 (Bersaillin), parvenant à plusieurs reprises à ouvrir les barrières.

 

« Le gouvernement est comme le Titanic »

 

Les motards en colère ont bien porté leur nom le 1er décembre. Près de 300 « bikers » en gilets jaunes ont transformé la place de la Liberté à Lons en haut lieu de la rébellion contre le gouvernement. Dans un vacarme assourdissant, le long convoi s’est ébranlé (à 20-30 km/h) à travers le centre-ville direction Villevieux et Bletterans, avant de revenir à Montomorot au rond-point du Rocher (QG des gilets jaunes lédoniens depuis le 17 novembre). Gérard Daloz, leur porte-parole, leur a tenu ce language : « Nous ne sommes pas là pour bloquer les autres usagers ou les commerçants. Nous roulerons dans la dignité et le calme, à l’inverse du gouvernement. Nous manifestons contre celui-ci et sa tyrannie, nous sommes l’armée des justes. Le gouvernement est comme le Titanic : il veut garder le cap, mais il va couler ! ».

Finies les revendications isolées, Gérard Daloz a demandé « le départ de Macron », accusé de « mettre de nouvelles taxes tous les jours ». « Qu’il parte, le reste suivra ! » a t-il conclu. Plus de 500 gilets jaunes étaient mobilisés au rond point du Rocher avec le renfort des motards le 1er décembre, tandis que les opérations se sont  multipliées un peu partout à Lons et dans les environs au fil des jours : préfecture fermée, centre des impôts de Lons bloqué plusieurs fois (empêchant le personnel d’y pénétrer), manifestations d’une centaine de lycéens (lycée Jean-Michel) dans les rues « pour leur avenir », etc. Un peuple (beaucoup plus nombreux que les statistiques officielles selon les manifestants, puisque le seul Jura sud les compte par millier) qui ne réclame qu’une chose : « être entendu ».

 

 


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