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Lons : une nouvelle piscine au camping, mais une partie des thermes fermée

  • Cette piscine, comme tout l'ancien bâtiment sera rénovée.
  • Cette piscine, comme tout l'ancien bâtiment sera rénovée.
Le conseil municipal du 24 septembre a entériné la fermeture d'une partie de l’établissement thermal durant un an, la construction d’une piscine au camping de la Marjorie, et l’aménagement de Juraparc II.

L’établissement géré par le groupe Valvital sera partiellement fermé. En cause, une eau salée très corrosive y compris sur le gros œuvre qui a rendu indispensable des travaux sur le bâtiment ancien (l’espace détente/spa n’étant pas concerné et restant ouvert comme en 2018).

Le conseil a voté 1,925 million € (un chiffre revu à la hausse) de travaux dans ce bâtiment historique. Ceux-ci s’étaleront sur 15 mois et pourraient commencer de suite selon Eric Vuillemey, adjoint en charge des travaux immobiliers et au patrimoine bâti.

Thierry Gaffiot, élu de la minorité, s’est ému de ses possibles répercussions sur l’économie locale, à commencer par l’impact sur la fréquentation du camping municipal. Selon son gérant, Jean-Pierre Costentin, la fuite des curistes pourrait avoir des conséquences sur le tourisme…

Aurait-il été possible d’étaler les travaux sur deux années en restant ouvert ? Jacques Pélissard, maire de Lons-le-Saunier, a expliqué que « la ville  a pris ses responsabilités : sur un site occupé, cela aurait été infernal, nous avons eu un exemple sur le chantier de la maison commune. Mieux vaut donc fermer » pour assurer l’avenir du thermalisme à Lons.

La ville espère percevoir 15% (soit 228.000 €) de subventions du conseil départemental, soit le même pourcentage que celui attribué au centre thermal construit à Salins les Bains. Cyrille Bréro et Christophe Bois, à la fois conseillers municipaux et départementaux, ont assuré tout faire pour soutenir cette demande...

Enfin une piscine au camping

La décision n’a pas fait consensus au sein du conseil, la minorité estimant que d’autres solutions existaient pour valoriser ce camping « qui a beaucoup d’atouts » (ombre, espace, équipements, etc.).

Anne Perrin a ainsi avancé d’autres scenarii : hébergements insolites (cabanes perchées dans les arbres), petite animalerie, parc accrobranches auraient selon elle « marché plein pot auprès des familles » à condition de favoriser en parallèle l’accès au centre nautique Aqua’rel (200 à 300 mètres seulement).

Par exemple en prêtant des « rosalies », en fléchant mieux Aqua'rel, voire en créant un cheminement exempt de voitures ou une meilleure desserte par pistes cyclables.

Agnès Chambaret, adjointe en charge des relations avec les délégataires, a fait valoir les « fortes demandes des clients » via la bouche de Jean-Pierre Costentin et le risque de perdre sa 4e étoile à l’horizon 2020 du fait de l’absence de cet équipement.  Et surtout le fait que le gérant n’a pas le droit de se prévaloir sur les sites internet d’une piscine, alors que 90% des réservations découlent désormais de ce vecteur.

Jacques Pélissard a conclu par ses termes : « C’est le délégataire qui supportera la rémunération d’un surveillant de baignade les après-midi, il ne fait pas cette demande (depuis 2014 N.D.L.R.) à la légère, faisons lui confiance ».

Les époux Costentin ont également accepté une révision de leur loyer à la hausse. Le conseil municipal a voté 218.000 € HT pour la construction de cette piscine non-chauffée de 100 m2, comprenant une pataugeoire 35 m², à partir sans doute du mois d’octobre 2019. D’une profondeur maximale de 1,50 mètre par ailleurs, son usage sera donc particulièrement propice aux enfants. Le rapport d’activité 2017 du camping entériné par le conseil municipal a fait état d’un léger tassement de l’activité : 23 829 nuitées en 2012 à 19 274 en 2017 (-19%), les français représentant toujours 63% des nuitées devant Hollandais et Allemands. La durée moyenne du séjour s’établissait à 2,39 jours.

Juraparc II, plus modulable et polyvalent

« Tout avance au bon rythme » selon Jacques Pélissard concernant les travaux qui se concentrent désormais sur les aménagements intérieurs et les abords de Juraparc : de quoi être prêt pour le salon de l’habitat du 23 au 25 novembre qui « inaugurera » les lieux.

Restait au conseil municipal à se prononcer sur l’aménagement intérieur de la grande salle Lacuzon (2500 places assises, 5000 debout) : pour pouvoir la scinder en deux en fonction des besoins, le conseil a voté 126.744 € HT pour une cloison acoustique mobile de 253 m2 (le conseil départemental a été sollicité à hauteur de 31.686 € HT). Juraparc II sera géré en régie municipale, ses tarifs seront modulés suivant les types d’évènements (association, manifestation non commerciale sans recette, manifestation avec recette, manifestation organisée par un tiers avec revente et entrées payantes). Jacques Pélissard a confirmé qu’une ristourne serait appliquée aux lédoniens (et une ristourne moins élevée pour les ressortissants d’Ecla). L’équipement qui renait de ses cendres pourra de nouveau accueillir tous types de manifestations : du repas de mariage, aux salons, concerts et autres manifestations de grande ampleur.

 


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