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Moulin à grain de Montfleur

  • Écomusée de Ponts-des-Vents à Montfleur!
  • Écomusée de Ponts-des-Vents à Montfleur!
  • Bruno Labbé détaillant sa machinerie!
  • Les diverses céréales utilisées!
  • Une farine fine et très odorante!
Une attraction et une tradition…

Situé à la frontière du Jura et de l’Ain, en bordure du cours d’eau jurassien Le Suran, le Moulin trône en Petite Montagne. C’est un écomusée et pas non pas une église, bien que son occupant soit Labbé, d’ailleurs Bruno de son prénom. Certes nous sommes au Moulin écomusée de Ponts-des-Vents à Montfleur ouvert toute l’année sauf en janvier et février. Ce moulin hydraulique fort de 4000 visiteurs environ par an,  date du Moyen-Âge, mais la 1ère trace écrite date de 1486. Il tournait grâce à des roues en bois et écrasait différentes céréales. Dans les années 1640, avec l'introduction du maïs en Bresse et Jura, le moulin va écraser du maïs grillé pour faire de la farine de gaudes à l'origine d'un plat typique de la région. Après moultes péripéties depuis sa création le Moulin, qui est entre les mains de Bruno Labbé donc, fonctionne actuellement avec deux turbines hydrauliques installées en 1869. Bruno en connaît toutes les ficelles et subtilités. Le mécanisme arrive à débiter une quarantaine de litres d’eau à la seconde, ce qui permet de moudre et produire autour de 12 tonnes de farine à l’année.

 

La conservation d'une vocation économique

 

Lors de la visite le public a été invité à découvrir le mécanisme du moulin en fonctionnement et la saveur de la farine fraîche. Quant au meunier/boulanger ou  «meulanger» il fabrique pains et biscuits cuits au feu de bois que les visiteurs peuvent goûter dans des créneaux établis à l’avance. Il lui plaît aussi de transmettre son savoir-faire par l’organisation de stages pour apprendre à faire le pain. La batteuse du XIXe siècle en état de fonctionnement est aussi une curiosité à appréhender. La longue conservation n’est pas le seul attrait de ce pain «fait à l’ancienne». «Contrairement à la farine produite industriellement, celle fabriquée sur meule ne chauffe pas. Ses protéines n’ont donc subi aucun dommage. Mieux, la farine conserve le germe du blé et ces précieux acides aminés, «ce qui permet de produire un pain plus riche avec une mie plus épaisse» confie Bruno.

Les pains bio, de campagne, complets, Kamut (au blé dur), pains à l’épeautre, fabriqués au levain naturel, les farines et biscuits, sont à acheter en fin de visite avec cette année des crêpes et gaufres cuites au feu de bois. Bruno est présent en semaine sur les marchés de Lons-le-Saunier et de Bourg-en-Bresse. C’est l’un des rares moulins à eau à avoir conservé une vocation économique…


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